La première porte d’entrée d’un GR® et une nouvelle topocarte, le « Tour de la Montagne Limousine » est prêt pour l’été !

Créé en 1978, l’itinéraire de Grande randonnée numéro 440 (GR® 440) intitulé « Tour de la Montagne limousine » vient de faire l’objet d’un grand rafraîchissement. Si son tracé, qui oscille entre landes, sources et forêts profondes reste inchangé, sa topocarte a été fraichement mise à jour et il dispose désormais d’une « porte d’entrée », la première en France sur un GR® !

C’est un parcours de 204 km, en boucle, qui permet de traverser, à pied, une bonne partie du Parc Naturel Régional de Millevaches en Limousin, à travers ses paysages façonnés par l’eau, son patrimoine granitique et ses villages historiques. C’est aussi, depuis ce 25 avril, le premier GR® (pour sentier de Grande Randonnée, labellisé par la Fédération française de randonnée pédestre) à disposer d’une véritable porte d’entrée et d’arrivée.

Au-delà de cette porte, une nouvelle aventure commence ! © Brice Milbergue

Installée sur les bords de l’étang de la Garenne, à proximité du centre-ville de Meymac en Haute-Corrèze, cette porte en bois marque le début, ou la fin, de ce GR® 440, comme un repère et un moyen, aussi, d’immortaliser l’aventure. « Cette porte marque bien plus qu’un départ. Elle symbolise le passage vers une autre manière de voyager, plus lente, plus libre. En la franchissant, on quitte le rythme du quotidien pour entrer dans celui du chemin. À Meymac, cette première porte du GR® en Corrèze a été rendue possible grâce à l’engagement de Philippe Brugère, premier maire du territoire à porter ce type de projet », se réjouit la FFRP. Sophie Bonnélie, directrice de Tourisme Haute-Corrèze, complète : « C’est une belle mise en lumière sur une thématique au cœur de notre destination : la randonnée. »

Une nouvelle Topocarte

Mais ce n’est pas la seule nouveauté apportée à ce grand itinéraire. L’autre est encore plus pratique : la sortie d’une Topocarte, un document précieux à la frontière entre la carte IGN classique et le topoguide. À l’intérieur, on y trouve : le tracé précis du GR® et les QR Codes des traces GPS, les étapes détaillées, les points de repères essentiels et les informations utiles pour organiser son parcours. « Tout est pensé pour être clair, lisible et directement utilisable sur le terrain », indique le Comité FFRandonnée Corrèze. Cette Topocarte est en vente dans les bureaux d’information touristique de Haute-Corrèze et sur Internet.

Pas de problème de connexion ou de batterie, pas de doute : la « bonne vieille » carte reste l’alliée #1 du randonneur 🙂 © Jérémy Truant

Toujours sur le terrain des nouveautés, la FFRandonnée Corrèze, en collaboration avec Jeff Allanic de Corrèze Découverte, a installé des mini-plaquettes à QR codes qui permettront d’écouter gratuitement les informations et l’histoire des sites d’intérêt touristiques sur le chemin. « Un projet citoyen et bienveillant pour que le plaisir de la randonnée soit, enfin, partagé par tous », précisent les créateurs.

Des baliseurs bénévoles engagés

Ce qui permet la pérennité des GR®, c’est aussi un balisage réalisé minutieusement par des bénévoles engagés sur les chemins, toute l’année. Nous sommes allé les rencontrer, près du hameau de Saugeras, au-dessus de Meymac. Chasubles fluo sur le dos, Jean-Paul et Pascale arpentent le tracé, donnent un coup de peinture rouge et blanche là où c’est nécessaire et débroussaillent aussi parfois.

Les GR français doivent leur pérennité aux centaines de bénévoles qui, comme Jean-Paul et Pascale, donnent un petit coup de peinture sur les fameuses marques colorées © Jérémy Truant

« Notre but, c’est de rendre l’usage du balisage le plus simple possible sur l’itinéraire. Alors ça passe par des marques sur le terrain dans les deux sens du circuit : sous la forme d’autocollants, de marque sur les rochers ou les arbres et sous la forme de panneaux directionnels », poursuit le responsable. « On est structurés par secteurs. À chaque secteur il y a un chef et une équipe de baliseurs et on a créé aussi une équipe volante qui accepte de baliser sur l’ensemble du territoire », développe Denis Okupny, responsable de l’ensemble des 80 baliseurs de la FFrandonnée Corrèze.

Les bénévoles doivent entretenir pas moins de 1 300 km de sentiers qui sont principalement des GR® : le 440 donc, le GR® 46 « Du Plateau de Millevaches au Causse corrézien » et le 461 de Terrasson à Lissac. A ceux là s’ajoute les 9 GR de Pays ® , balisés en jaune et rouge, qui sont au sein d’une même identité géographique et souvent en boucle : Xaintrie Noire, Xaintrie Blanche,  les Gabariers, Entre Dordogne et Ventadour, Millevaches, Les Monédières, les Gorges de la Vézère, le Causse corrézien et le Midi corrézien). Et enfin les PR qui sont des « itinéraires de promenade et de randonnée », des circuits d’une durée inférieure ou égale à une journée et qui arbore un balisage jaune, souvent entretenu par les collectivités.

Sur le GR® 440 donc, tout est opérationnel et une fois passé la fameuse porte d’entrée, il suffit donc de se laisser guider. En 2027, une autre nouveauté devrait voir le jour toujours sur ce tracé : « La Caminada corrézienne », un événement sportif dont l’idée est de marcher du lever du jour jusqu’à la tombée de la nuit. Affaire à suivre…

À propos du GR® 440

Le GR® 440 c’est 5 itinérances de 3 à 9 jours et de 59 à 204 kilomètres avec 6 485 mètres de dénivelé positif. Il est possible de bivouaquer sur l’itinéraire en respectant quelques règles : installation 1 heure avant le coucher du soleil et départ 1 heure après le lever du jour, 1 nuit maximum au même endroit et rester discret (pas de bruit, pas de lumière forte). Il ne faut pas s’installer sur des propriétés privées sans accord, sur des zones protégées signalées ou à proximité immédiate des habitations. Les feux sont interdits et les déchets doivent être bien sûr emportés.

5 itinérances, 59 à 204 km à parcourir pour 3 à 9 jours de randonnée © Brice Milbergue

Enfin, notons que le sentier traverse le Plateau de Millevaches où les troupeaux de brebis sont nombreux. Et les chiens de protection qui vont avec. Lorsque le randonneur rencontre ces chiens, il est primordial de : rester calme, contourner le troupeau et tenir son chien en laisse.

Jérémy Truant
Jérémy Truant
Journaliste Actus Limousin

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