Au Café D100 à Saint-Yrieix-la-Perche : ambiance feutrée, décor « steampunk », salle de jeux et pâtisseries gourmandes !

Dirigeable en façade, machines à vapeur, pâtisseries maison et jeux de société : à Saint-Yrieix-la-Perche, le café D100 propose depuis 4 mois une parenthèse hors du temps inspirée de l’univers de Jules Verne.

Un lieu chaleureux, imaginé comme un espace de rencontre autant que d’évasion, c’est l’idée de Marie Atienz grande passionnée de jeux de rôle. Sur la façade, un dirigeable qui semble prêt à s’envoler accueille les visiteurs, promesse d’un voyage imminent. Une fois la porte franchie, le parquet ancien, les lumières tamisées, les engrenages, chaque détail plonge le visiteur dans une ambiance « steampunk », comme sortie d’un croquis de Léonard de Vinci. Dans les fauteuils moelleux, les clients savourent pâtisseries gourmandes et boissons dans une atmosphère feutrée. Cet endroit singulier semble être parfait pour se faire plaisir mais aussi et surtout pour vivre une expérience hors du temps.

Ambiance feutrée et références « steampunk », le café D100 a été pensé pour proposer une expérience hors du temps © Pauline Sutter

Un projet né d’un manque… et d’une passion

Originaire de Normandie, Marie Atienz a longtemps travaillé dans une grande entreprise à Paris avant de retourner s’installer à la campagne et créer une ferme. Mais à Saint-Yrieix-la-Perche, un constat s’impose rapidement : il manque un lieu pour se retrouver. « Il n’y avait pas vraiment d’endroit pour les jeunes, ni pour se poser ou pour échanger, jouer », explique-t-elle. Passionnée de jeux de rôle, elle imagine alors un café pensé comme un espace social et intergénérationnel. L’idée évolue peu à peu. D’abord centrée sur une activité autour de la glace – produite à la ferme – elle se transforme en un projet plus ambitieux : un lieu de vie, chaleureux, où l’on vient aussi bien pour discuter que pour jouer ou se détendre.

« Détente ? Vous avez dit détente ? » semble susurrer les vieux fauteuils du café D100 ! © Pauline Sutter

Le choix du steampunk s’impose comme une évidence : « Le « steampunk » c’est ce monde des années 1880, où on n’a jamais découvert le pétrole et où on laisse la place aux machines à vapeur », précise-t-elle. Une esthétique inspirée à la fois de Jules Verne et de Léonard de Vinci. Le nom du café, D100, joue lui aussi sur plusieurs références : un clin d’œil au dé à 100 faces des jeux de rôle, mais aussi à l’idée de « décence ». Ici, on peut consommer de l’alcool, mais dans un cadre mesuré. Et pour pousser le jeu jusqu’au bout, les clients peuvent lancer un dé au moment de payer : s’ils tombent sur 100, la tournée est offerte.

Le fameux dé à 100 faces, accessoire mythique du petit monde des rôlistes © Pauline Sutter

Un lieu vivant, entre jeux, gourmandise et lien social

Le D100 se déploie en plusieurs espaces, chacun avec sa propre ambiance. Dans l’une des salles, une grande table invite aux parties de jeux de société, entourée d’étagères remplies de jeux et de livres. Plus loin, de larges fauteuils permettent de se poser confortablement autour d’une boisson avec la compagnie d’un étrange pianiste. Dès les premiers jours, une dynamique s’est installée. « Des gens qui ne se connaissent pas finissent par discuter entre eux », observe Marie. En quelques mois seulement, les habitués sont déjà là, de tous âges. Le lieu remplit pleinement sa vocation : recréer du lien.

Côté carte, l’imaginaire se poursuit jusque dans les intitulés. Entre « vapeurs et propulsions » et « potions expérimentales », les clients naviguent dans un univers ludique. On y déguste par exemple un chocolat chaud relevé au piment d’Espelette accompagné d’une chantilly maison ou une « bulle d’aérostat », une brioche feuilletée maison…

Madeleines, brioches, cheese-cake, macarons… au café D100, on ne plaisante pas avec la gourmandise © Pauline Sutter

Car ici, la qualité est tout aussi essentielle que le décor. Fermière, Marie veille à proposer des produits locaux, en lien avec son activité agricole. Pâtisseries maison, boissons sélectionnées avec soin, limitation du gaspillage : tout est pensé dans une logique cohérente. Le vendredi et le samedi soir, les tapas maison viennent compléter l’offre, souvent réalisées à partir des produits restants de la semaine, dans une démarche anti-gaspillage.

Un lieu tourné vers l’avenir

Derrière ce café, il y a aussi un projet humain car l’équipe, composée de quatre personnes, participe pleinement à la vie du lieu : pâtisserie, boissons, cuisine… que ce soit  Gwendoline, Ilhona, Axelle ou Marie, chacune apporte sa touche. À terme, Marie souhaite faire évoluer la structure vers un modèle coopératif, afin que les salariés puissent s’investir durablement dans l’aventure.

Derrière le café D100, Marie, Ilhona et Axelle (et Gwendoline) apportent chacune leur touche et font régner la bonne humeur © Pauline Sutter

Quatre mois après son ouverture, le succès est au rendez-vous. Au-delà de la fréquentation, c’est surtout l’ambiance qui marque : celle d’un endroit où l’on peut prendre le temps, où l’on peut échanger, et où l’imaginaire retrouve toute sa place. Des événements sont également en préparation pour les mois à venir, avec l’envie de faire vivre encore davantage ce lieu déjà bien ancré dans la vie locale.

Infos pratiques

Le Café D100, 74 boulevard de l’hôtel de ville

Du mardi au jeudi de 11h30 à 19h, le vendredi et samedi de 11h30 à 23h

Vous pouvez suivre le Café D100 sur Facebook ou sur Instagram

Pauline Sutter
Pauline Sutter
Correspondante Actus Limousin

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