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Région Limousin
mardi 25 juin 2024

La 13e édition Tech-Ovin a battu son plein

La 13ème édition du salon professionnel Tech-Ovin s’est déroulée les 6 et 7 septembre à Bellac. Véritable référence nationale et européenne en la matière, ce salon a permis de faire découvrir au plus grand nombre la filière ovine.

Rentrée 2023 – la 13e édition de Tech-Ovin a ouvert ses portes au public pendant deux jours et à son bord, multitudes de professionnels étaient présents à Bellac afin de promouvoir la filière ovine. Éleveurs, techniciens, vétérinaires, filatures, banques, fournisseurs de matériels agricoles…tous étaient en effet là pour partager savoir et expérience, convaincre ou faire naitre des vocations chez les plus jeunes.

Tech-Ovin qu’est-ce que c’est ?

Bellac, cœur du 1er bassin de production d’ovin viande français a lancé en 1999, un salon professionnel dédié à la race ovine. Permettant des moments de rencontres entre éleveurs, professionnels ou futurs exploitants, ce rendez-vous, désormais connu et reconnu attire chaque année une multitude de personnes (d’un peu partout en France), dont beaucoup de jeunes des lycées agricoles, accompagnés par leurs professeurs. Ils viennent chercher des informations sur les métiers possibles d’exercer dans le milieu de l’élevage ovin ou comment s’installer en tant qu’éleveur.

Une foule de futurs agriculteurs © Nathalie Petoux

Et pour répondre à leurs questions, une multitude d’évènements autour du salon dédié aux ovins sont proposés :

  • Stands et interlocuteurs dédiés aux futures installations
  • Concours de tonte
  • Défilé et présentation de races ovines
  • Vente aux enchères de chiens de troupeaux
  • Exposition permanente

Et pas moins de 34 mini-conférences organisées sous chapiteaux aux thèmes variés : “installation, pourquoi pas moi ?”, “état des lieux du marché de la viande ovine”, “salariat en élevage ovin”, “comment réfléchir son projet agrivoltaïque en élevage ovin”…etc.

Nous nous rendons à une de ces mini conférences : “Les sursemis des prairies permanentes, technique exigeante”, animée par Claire Douine et Patrice Pierre (de l’Institut de l’élevage) qui expliquent les conditions favorables au « sursemis » (qui consiste à renforcer ou compléter une flore existante sans détruire la végétation en place) ainsi que les résultats de cette pratique à un public nombreux et attentif qui prend des notes et pose des questions.

Nous sortons de la mini-conférence et nous rendons sur un stand ou un éleveur du Pays basque accompagné de ses brebis, explique aux visiteurs le système d’élevage traditionnel des moutons articulé autour de différentes étapes : la reproduction, la gestation, l’agnelage et la lactation… l’homme parle avec passion et tous écoutent attentivement ; juste avant de se diriger vers le concours de tonte.

© Nathalie Petoux

Un concours de tonte impressionnant

Nous arrivons sur le concours de tonte ; il y a beaucoup de monde dans les gradins et les demi-finalistes sont appelés. Tous sont fins prêts pour essayer de remporter le challenge et équipés de leur tondeuse, ils attendent le top départ de leur prochaine épreuve. Pour ce concours, quatre catégories de niveau sont enregistrées : juniors (débutant dans l’année), intermédiaires, séniors et open (les plus confirmés) et trois étapes sont à suivre pendant le concours : séries éliminatoires, demi-finales et finale.

Les juges observent assidument les participants et donnent leur note en fonction du temps imparti à la tonte (chaque participant est chronométré) – à savoir qu’un point est gagné toutes les 20 secondes ; il y a ensuite la réalisation du travail qui est observée : le tondeur doit couper des mèches de laine entières, les plus longues possibles pour l’utilisation de la laine. S’il repasse pour enlever une longueur de laine restante, il est pénalisé (on appelle ces pénalités des fausses coupes). Dernière étape contrôlée par les juges : la finition, qui détermine la qualité de la tonte. Des pénalités sont appliquées si des mèches de laine sont restantes, si les hauteurs de laine sont irrégulières et s’il y a des coupures sur l’animal.

Des juges on ne peut plus attentifs ! © Nathalie Petoux

Il y a donc de la vitesse, mais contrôlée parmi les participants qui sont concentrés sur leurs moutons à tondre. Chacun essaie d’allier une belle technique de tonte tout en maitrisant l’animal et la vitesse et tout cela créé un show magnifique ou savoir-faire et goût du challenge sont partagés. Mais la finale ce sera pour plus tard et en attendant les visiteurs naviguent sur les autres espaces comme le « pôle village connecté » ou une exposition permanente qui permet de découvrir l’environnement du métier d’éleveur de brebis laitières, les structures d’accompagnement technique et génétique, les étapes de transformation du lait de brebis ou tous les produits élaborés à partir du lait de brebis.

A savoir

Le nombre d’éleveurs d’ovins en Haute-Vienne est en baisse et le cheptel de brebis est passé de 300.000 à 175.000 de 2010 à 2022. A contrario, le nombre d’installation sur la région Nouvelle Aquitaine est en hausse malgré la hausse des charges et des coûts de production.

Nathalie Petoux
Nathalie Petoux
Correspondante Actus Limousin en Haute-Vienne

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