Du Mont-Bessou au Puy de Sancy, quel est ce défi solidaire dans lequel se lance le Corrézien Vincent El-Kelai ?

Relier deux points culminants distants de 100 kilomètres et séparés – on l’imagine bien – par quelques vallées au fort dénivelé, voilà le défi que va relever, fin mai, le Corrézien Vincent El-Kelaï. Le tout pour une cause solidaire. Explications.

100 kilomètres et 3 700 mètres de dénivelé positif, c’est ce qui attendra Vincent El-Kelaï lorsqu’il prendra le départ de sa course, le 30 mai prochain à minuit et demi, au sommet du toit du Limousin, sur le Mont-Bessou à Meymac. S’il est prêt ? Le traileur de 27 ans semble l’être puisqu’il court en ce moment plus d’une cinquantaine de kilomètres par semaine.

« Je n’ai jamais couru aussi longtemps. La plus longue distance que j’ai faite, c’est le 80 km du « X-Trail Corrèze Dordogne » à Argentat l’an dernier. Mais j’avais envie de faire plus long cette année », commence celui qui a grandi à Tulle avant de devenir gendarme, aujourd’hui au sein du PSIG (Peloton de Surveillance et d’Intervention de la Gendarmerie) de Gourdon (46).

Vincent El-Kelaï se lance un défi un peu fou, mais pour la bonne cause ! © DR

C’est d’ailleurs là-bas, loin des pentes ardues du Massif-Central que l’idée a germé. « J’ai discuté avec mon collègue Pascal Pinchon qui est président de l’association « Un pas pour un espoir » et comme ils n’avaient pas de projet pour cette année, je me suis lancé ! », explique le militaire. Créée par un petit groupe de gendarmes, l’association « a pour vocation de soutenir la recherche contre le cancer et d’apporter du réconfort aux personnes touchées par la maladie, avec une attention particulière portée cette année aux enfants atteints de cancer. En combinant solidarité, sensibilisation et dépassement de soi, elle s’engage à améliorer la qualité de vie des malades et à mobiliser le grand public autour de cette cause essentielle. »

Un parcours symbolique

Une fois l’idée lancée, il fallait tracer le parcours. Choisir où les jambes et le corps allaient souffrir. « Je voulais faire quelque chose en Corrèze, qu’il y ait un lien avec ma vie. On parle souvent de l’altitude, alors c’était symbolique et légitime de faire le départ du point culminant de la Corrèze (976 mètres, ndlr) puis de rejoindre le point culminant du Massif Central, le Puy de Sancy (1 885 mètres, ndlr) », détaille le sportif qui réalise actuellement des reconnaissances du parcours. Meymac, Ussel, Vallée du Chavanon, La Tour d’Auvergne, la Banne d’Ordanche et enfin le Puy de Sancy, on imagine déjà les longues descentes et les interminables côtes qui se profilent derrière ces noms évocateurs.

Mais le traileur corrézien ne sera pas tout seul dans cette aventure. « On fait de la promotion de l’événement auprès des clubs  locaux, pour que celles et ceux qui le souhaitent puissent venir courir une partie avec moi ou me rejoindre sur les points de ravitaillement. On va mettre des navettes en place du côté de Meymac », ajoute Vincent.

L’autre course se joue dès maintenant sur le terrain des fonds cette fois-ci. « L’ensemble des bénéfices liés à ce défi seront reversés à la Ligue contre le cancer et spécifiquement à l’antenne d’Ussel pour le financement d’une activité pour les enfants ou pour une partie du financement d’un programme de recherche, via l’association Un pas pour un espoir », décrit le coureur. Pour ce faire, une cagnotte en ligne va être créée ainsi qu’une vente de tee-shirts. La recherche de fonds passe aussi par les sponsor via des entreprises locales.

Pour suivre le défi, c’est sur la page Facebook et Instagram de l’association.

Jérémy Truant
Jérémy Truant
Journaliste Actus Limousin

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