A Panazol, le théâtre des Massottes fête ses 50 ans en beauté avec « La concierge rit », une création maison !

En 1976, Panazol voit la création de la troupe du théâtre des Massottes. Cinquante ans plus tard, le groupe est toujours en activité. Du vaudeville en passant par le classique, la troupe a déjà joué une bonne trentaine de pièces dans son histoire et ne compte pas s’arrêter là !

Molière, Feydeau, Agatha Christie ou encore Robert Lamoureux… En 50 ans d’existence, la troupe du théâtre des Massottes de Panazol a traversé les époques et les genres. Classique ou comédie, cela fait un demi-siècle que les Massottes présentent une nouvelle pièce tous les 1 à 2 ans. Mais pour marquer le coup en cette année de cinquantenaire, notre joyeuse troupe s’est lancée dans la création de sa première pièce, aussi bien dans la mise en scène que dans le scénario : « La Concierge Rit ». « C’est une pièce de vaudeville écrite il y a quelques années déjà, et dont je n’avais jamais vraiment trouvé de sens jusqu’à présent. C’est un honneur pour moi de pouvoir voir ce projet se concrétiser, maintenant au public de juger ! », raconte Claude Estrade, le doyen de la troupe de 10 acteurs et aussi l’auteur de « La Concierge Rit ».

Claude Estrade (au centre) est le doyen de la troupe et l’auteur de « La concierge rit » © Hugo Antoni

Les Massottes : 50 ans de théâtre

Jusqu’en 2026, de l’eau a coulé sous les ponts, et les acteurs se sont succédés. S’il ne reste aujourd’hui plus personne de la première des Massottes, Claude qui a rejoint la troupe de Panazol pour le spectacle de 1982 « Le Chinois » (de Barillet et Grédy), suivait déjà de près la compagnie et se souvient bien de leur début. En 1976, Jeannine Amsili décide de fonder la troupe après le succès de quelques sketchs et d’une interpénétration de la chanson le lycée papillon à la kermesse de l’église de Panazol.

« A ce moment-là, la paroisse cherchait un moyen pour financer la salle Saint-Pierre tout en proposant une activité, et comme on était beaucoup à avoir apprécié cette première, la troupe du théâtre des Massottes a facilement pris », se rappelle Claude. Et après un an de répétitions, la troupe propose son premier spectacle en 1977 : « Ces dames aux chapeaux verts », une comédie en quatre actes adaptée du roman de Germaine Acremant.

Petit à petit, la troupe a gagné en importance et s’est détachée de la paroisse pour devenir une entité à part entière aux alentours des années 2000. C’est aussi à cette même période que la troupe décide de présenter un spectacle tous les 2 ans, au lieu de 1 par an, avec pour objectif de se donner plus de temps pour répéter. Côté registre, l’envie de faire rire fait que les Massottes préfèrent s’inscrire dans le théâtre de boulevards, le vaudeville notamment ; même si quelques classiques de Molière se sont glissés avec le temps !

L’envie de faire rire c’est le vrai moteur du Théâtre des Massotes qui pioche souvent dans le grand répertoire des vaudevilles © Hugo Antoni

Une troupe amateure et familiale

Une chose est restée au fil du temps : l’esprit fait maison de la troupe. Décor, costume, mise en scène, installation… au théâtre des Massottes, chacun met la main à la pâte pour monter de A à Z la représentation. Un côté solidaire qui a immédiatement séduit l’actuel président de l’association Pascal Murith, quand il l’a rejoint en 1996.

Répétition sous l’oeil amusé de Pascal Murith, président de l’association et acteur depuis 1996 © Hugo Antoni

« C’était à l’époque où la compagnie préparait « Les oiseaux de Montmartre » (Jean des Marchenelles), se remémore-t-il. On m’a dit qu’ils recherchaient un acteur, je suis venu voir et ça a été un coup de foudre immédiat. L’ambiance, le côté créatif mais surtout la solidarité, m’a fait me sentir immédiatement comme chez moi. Je participais à la mise en scène, à la création et au montage des spectacles. Puis à force de les côtoyer, c’est un peu comme si j’avais trouvé une seconde famille », s’en amuse Pascal.

Pour Lucie Routard, la benjamine de la troupe, ce côté familial à une dimension encore plus importante que les autres, car depuis ses débuts en 2010 avec le théâtre du Massottes, elle joue avec Marie-Hélène Routard… qui n’est nulle autre que sa mère ! « J’ai grandi avec la troupe ! J’avais l’habitude de venir les voir dès l’âge de 8 ans. Puis quand j’étais au collège, j’ai pu jouer ma première pièce, « Larguez les amarres » (Jean-Paul Farré et Christian Dob), où j’incarnais Anais. C’est grâce aux Massottes que j’ai aimé le théâtre. Aujourd’hui jouer avec eux, c’est une bulle d’air dans mon quotidien », confie celle qui sera la souffleuse et remplaçante de « La Concierge Rit », la nouvelle pièce du théâtre des Massottes à découvrir à partir de mai 2026 dans plusieurs lieux de la Haute-Vienne.

Lucie a découvert le théâtre des Massotes à l’âge de 8 ans et a intégré la troupe quand elle était au collège © Hugo Antoni

Pour découvrir « La Concierge rit », vous pouvez d’ores et déjà réserver votre samedi 6 juin puisque le théâtre des Massotes jouera sa pièce à « la maison » à Panazol. Et cerise sur le gâteau (d’anniversaire), une exposition pour les 50 ans de la troupe est proposée à la médiathèque de Panazol du 2 au 13 juin.

Pour tous renseignements et informations sur le théâtre des Massotes, rendez-vous sur le site theatre-des-massottes.fr

Hugo Antoni
Hugo Antoni
Journaliste Actus Limousin