Pour sa première édition, le festival « Geek la Gaillarde » a conquis Brive !

Cosplay, consoles vintage, cartes Pokémon et génériques des années 80 : la première édition de Geek-la-Gaillarde a attiré petits et grands à l’espace des 3 Provinces. Porté par une jeune association briviste, le festival entend désormais s’installer comme un rendez-vous annuel de la pop culture.

Si ce week-end, Brive a été le théâtre « banquet corrézien » organisé par le Département, la cité gaillarde a aussi vibré au rythme du jeu et de l’imaginaire. Entre Super Mario, manettes rétro et terrariums inspirés de Pokémon, la « pop culture » y a pris ses quartiers pour le plus grand plaisir des passionnés de tous âges, cosplayeurs et parents nostalgiques qui se sont rendus nombreux à la première édition de « Geek-la-Gaillarde ».

Il faut dire que pour ce premier festival dédié au jeu dans toute sa splendeur et à tout ce qui rassemble les « geeks » de tout bord, les organisateurs avaient fait les choses en grand et l’ambiance était bon enfant : on jouait sur les bornes d’arcade, on évoquait ses héros de toujours, on flânait entre les stands de cartes Pokémon, de LEGO et de créations artisanales. Le succès a été au rendez-vous pour le plus grand bonheur de l’association organisatrice, Brive la Geekarde.

Un festival né de l’envie de partager

L’idée a germé en 2023, lorsqu’un festival geek voit le jour à Allassac. « Nous nous sommes dit : pourquoi la grande ville de Brive n’aurait-elle pas son propre événement ? », raconte Thomas Douveneau, fondateur et coordinateur du festival : Brive la Geekarde est alors née. Avec ses amis, déjà impliqués dans le microcosme geek local, il a décidé de se lancer, partant de zéro, sans financement initial. Huit mois de préparation et plus d’une vingtaine de bénévoles ont été nécessaires pour que ce premier rendez-vous devienne réalité.

Le « retrogaming » n’est plus réservé aux adultes nostalgiques, il « contamine » aussi les plus jeunes ! © Pauline Sutter

Pour Thomas et son équipe, le festival devait rester familial et accessible à tous. L’ambition : créer un lieu de partage intergénérationnel, où parents et enfants pourraient redécouvrir ensemble les jeux de leur enfance, des consoles rétro aux cartes Pokémon, des LEGOs aux figurines. Le public pouvait ainsi explorer différents univers, découvrir des créateurs locaux, et participer à des activités qui mêlent convivialité, créativité et passion.

Et autant dire que les créateurs locaux ne manquent pas d’inspiration ! © Pauline Sutter

« Les geeks gardent leur âme d’enfant, explique Thomas, c’est cette curiosité qui rend possible de grandes choses. » L’objectif est maintenant clair : faire de Geek-la-Gaillarde un événement annuel, ancré dans la ville et fidèle à l’esprit ludique et inclusif des fondateurs.

Un programme riche et fédérateur

L’offre du festival était riche et variée, pensée pour séduire les passionnés autant que les novices. Dans l’espace retrogaming, animé par l’association Pixel Squad, les visiteurs ont pu rejouer sur d’anciennes consoles, dont certaines pièces rares parmi lesquelles l’Odyssey, considérée comme la toute première console de jeux vidéo.

Des consoles qui ne datent pas d’hier mais qui donnent toujours autant de plaisir à ceux qui s’y frottent ! © Pauline Sutter

Des jeux de société, jeux de rôles, figurines, créations artisanales et expositions ont permis de s’immerger pleinement dans un univers qui a bercé plusieurs générations. Le festival proposait également des conférences et des concerts. Sur scène, « Zed le Rouge » reprenait les génériques cultes des dessins animés, chantés à tue-tête par un public ravi de replonger dans ses souvenirs d’enfance. Les visiteurs ont aussi pu rencontrer des auteurs en dédicaces comme Michaël Bettinelli (série manga Gaïa Senshi) et Mike Crocbart (BD Les 1000 mystères d’Arsène Lupin) sur le stand de Bulles de papier. Et un invité d’honneur légendaire : Frédérick Raynal, développeur né à Brive et connu pour le jeu culte Alone in the Dark.

Comme dans tout bon rassemblement geek qui se respecte, les « cosplayers » étaient bien sûr de la partie © Pauline Sutter

Les visiteurs sont repartis avec de belles images plein les yeux : figurines hautes en couleur, dioramas et un atelier Machinima (« Fais un film avec des jeux vidéo ») en partenariat avec le cinéma Rex. Un beau programme, le tout dans une atmosphère conviviale et participative.

Geek-la-Gaillarde : plus qu’un salon, un pari réussi

Et ça a pris ! Plusieurs exposants confiaient avoir été « dévalisés » dès le samedi après-midi, envisageant même de refaire du stock en cours de festival. Une créatrice de « terrariums » inspirés de l’univers Pokémon et de Super Mario a évoqué « un accueil exceptionnel des Brivistes », son stand ayant été pris d’assaut dès le premier jour.

Les brivistes ont succombé à toutes les merveilles apportées par les exposants, aussi passionnés qu’eux ! © Pauline Sutter

Au-delà des ventes, c’est surtout l’ambiance qui a marqué les participants car la culture geek a rassemblé petits et grands autour d’une même passion. « Nous ne voulions pas créer un événement élitiste ou spécialisé, expliquait Thomas Douveneau. L’objectif était de transmettre aux plus jeunes, de faire découvrir la pop culture et de créer un lieu de partage entre générations. »

Cosplayeurs, joueurs, collectionneurs ou simples curieux : tous ont trouvé leur place lors de cette première édition. À l’issue du week-end, une chose est sûre : Geek-la-Gaillarde a réussi son entrée. Cette première édition pourrait bien devenir le point de départ d’un rendez-vous annuel attendu par tous les amateurs de Pop Culture.

Pour plus d’informations et pour rester à l’affût de la prochaine édition, rendez-vous sur le site brivelageekarde.fr

Pauline Sutter
Pauline Sutter
Correspondante Actus Limousin
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