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Région Limousin
mardi 25 juin 2024

Au lac de Saint-Pardoux, un projet hors du commun pourrait voir le jour d’ici 2-3 ans !

NDLR : cet article est paru le 1er avril et il s’agit bien sûr d’un « poisson d’avril »

Porté par Inazio Aranzaru, chargé de mission « sports extrêmes » à la Région, un beau projet de vague artificielle pourrait bientôt voir le jour au Lac de Saint-Pardoux. Et si l’essai est concluant, Vassivière pourrait être équipé à son tour, pour vraiment faire du surf le plus néo-aquitain des sports !

Après le stade d’athlétisme indoor du département, en cours de construction, le projet de « Beaublanc du futur » porté par la ville de Limoges ou, plus récemment, la future patinoire olympique dans les plans de Limoges Métropole, les grandes collectivités territoriales locales se lancent dans une course aux grands équipements sportifs autour de la capitale limousine. Et ce n’est pas fini ! Selon nos informations, un projet de construction de « piscine à vagues » pourrait bientôt voir le jour sur le site du Lac de Saint-Pardoux, avec le soutien de la Région.

Connue sous le nom de « vague artificielle », cet équipement permet de propulser de l’eau à haute vitesse sur un plan incliné pour créer une « vague statique » sur laquelle les apprentis surfeurs peuvent pratiquer en toute sécurité, par tous les temps. Inventée dans les années 1990, la technologie a beaucoup évolué et permet désormais de récréer des sensations très proches de celle du « vrai » surf. On compte aujourd’hui une centaine d’installations dans le Monde et de nombreux projets sont actuellement à l’étude.

Le surf, véritable marqueur de l’identité néo-aquitaine

Une piscine à vague au coeur de la Haute-Vienne, vraiment ? « Nos voisins d’Auvergne-Rhône-Alpes ont le ski en commun et le surf c’est LE sport de chez nous. Entre Biarritz et la Rochelle, on ne vit que pour le surf, alors que sur le reste de la Côte Atlantique leur truc c’est plutôt la pêche aux moules… » nous explique Inazio Aranzazu, figure du surf basque et chargé de mission « sports extrêmes » à la Région. « Le surf c’est une spécificité de la région, il semble essentiel que tous les néo-aquitains puissent le pratiquer à moins de deux heures de chez eux ».

Carte des isochrones « 2 heures – en voiture » du lac de Saint-Pardoux © Géoportail

Situé à deux heures de route de Poitiers, d’Angoulême, de Périgueux, de Brive, d’Aubusson, ou encore d’Ussel, le Lac de Saint-Pardoux présente effectivement une situation centrale et idéale pour rapprocher des vagues tous les habitants du nord-est de la Région. « Le lac de Saint-Pardoux, c’est un site touristique connu, avec de belles infrastructures, et ça à seulement quelques kilomètres de l’autoroute. Une vague artificielle ici, ça pourrait permettre aux locaux de surfer près de chez eux, sans venir surcharger les spots basques et landais. »

Un projet éco-responsable bien évidemment

Interrogé sur l’impact environnemental d’un tel projet, le chargé de mission s’est voulu très rassurant : « Honnêtement, on parle d’un bâtiment de 2000m² au sol, avec un toit végétalisé ». Le projet vise le label « Bâtiment Durable Nouvelle-Aquitaine » et devra pour cela répondre aux plus hautes exigences environnementales. « Vous savez, nous les surfers on est vraiment en première ligne sur la pollution, alors que l’on vous propose un projet qui détruit la Nature ça n’aurait vraiment pas de sens » clame Inazio.

Inazio, surfeur et chargé de mission « sports extrêmes » © Azabache

Quant à la consommation électrique potentielle pour faire tourner la machine, là aussi tout a été calculé : « La turbine pour pulser l’eau ça consomme c’est sûr, mais honnêtement, avec tout l’éolien et le photovoltaïque qu’ils vont poser dans le nord de la Haute-Vienne dans les années à venir, ça sera de l’autoconsommation. Le surplus c’est pas les dix paysans qui vous restent qui vont en avoir besoin ! » conclut le jeune basque.

Vers un projet encore plus ambitieux à Vassivière ?

Le projet de Saint-Pardoux pourrait voir le jour d’ici 2 à 3 ans car, bien que le département de la Haute-Vienne soit propriétaire du site, la Région travaille sur un dossier « clé-en-main » assorti des financements nécessaires à la réalisation. Et le travail d’Inazio Aranzaru pourrait bien ne pas s’arrêter là ! Car si le projet de vague du lac de Saint-Pardoux aboutit, le chargé de mission a en tête un projet encore plus ambitieux pour le lac de Vassivière.

« Vassivière c’est un autre délire, vu la taille du lac, on pourrait partir sur une machine à vagues en pleine eau et faire un truc comme celui de Kelly Slater en Californie, et ça ça fait des vraies belles vagues ! » nous confie t’il. De quoi donner un sérieux « boost » au tourisme estival au coeur du Limousin, dont l’attractivité fait bien pâle figure face aux plages du sud-ouest.

«L’idée c’est de proposer un site d’apprentissage adapté à tous les débutants. Pour la première fois cet été, le surf va être aux JO et on va voir débarquer encore plus de surfeurs. Si on peut se partager les touristes et aider les locaux à apprendre le surf dans de bonnes conditions, c’est du win-win !» résume Inazio.

Nul doute que, bien épaulés par leurs amis basques, les surfeurs limousins ont un bel avenir devant eux. Et qui sait si ce n’est pas un surfeur creusois qui décrochera la médaille d’or aux JO de Los Angeles en 2028 ou de Brisbane en 2032 ?

Du fin fond de la Creuse aux « tubes » de Californie et d’Australie, l’histoire serait belle !

Nous vous souhaitons un joyeux 1er avril ! 😉

Brice Milbergue
Brice Milbergue
Rédacteur en chef d'Actus Limousin

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